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Actualité

Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 17:10

Voeux 2011

Par Sébastien - Publié dans : Actualité
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 08:58

Traduction de l'intervention du Représentant permanent de l'Etat plurinational de Bolivie à l'Assemblée général des Nations Unies. New York, 28 juillet 2010. Résolution adoptée.

 

Monsieur le Président,

Permettez-moi, pour commencer la présentation de cette Résolution, de rappeler que « nous, les êtres humains, nous sommes essentiellement constitués d'eau ». Environ deux tiers de notre organisme est composé d'eau. 75% de notre cerveau est constitué d'eau, et l'eau est le principal vecteur des transmissions électro-chimiques de notre organisme.

Notre sang circule tel un réseau de rivières dans notre corps. L'eau dans le sang aide à transporter des nutriments et de l'énergie nécessaire à notre organisme. L'eau intervient aussi dans l'expulsion des déchets de nos cellules. L'eau aide à réguler la température de notre corps.

La perte de 20% d'eau dans le corps peut causer la mort. Il est possible de survivre plusieurs semaines sans nourriture mais il est impossible de survivre plus de quelques jours sans eau. « L'eau, c'est la vie ».


C'est pourquoi aujourd'hui, nous soumettons à cette séance plénière de l'Assemblée Générale cette résolution historique des États co-fondateurs de :

L'Angola, Antigua y Barbuda, l'Arabie saoudite, l'Azerbaïdjan, Bahreïn, le Bangladesh, le Bénin, l'Erythrée, l'Etat Plurinational de Bolivie, le Burundi, le Congo, Cuba, la Dominique, l'Équateur, le Salvador, Fiji, la Géorgie, la Guinée, Haïti, les Îles Salomon, Madagascar, les Maldives, l'ile Maurice, le Nicaragua, le Nigéria, le Paraguay, la République Centre-africaine, la République Dominicaine, Samoa, Saint- Vincent et Grenade, Sainte Lucie, la Serbie, les Seychelles, le Sri Lanka, Tuvalu, l'Uruguay, le Vanuatu, la République Bolivarienne du Venezuela et le Yémen.

Le droit à la santé a été reconnu en 1946, par l'Organisation Mondiale de la Santé. En 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a promulgué entre autres le « droit à la vie », le « droit à l'éducation » et le « droit au travail ». En 1966, un pas de plus a été franchi avec l'Accord International de Droits Économiques, Sociaux et Culturels reconnaissant, parmi d'autres, le « droit à la sécurité sociale », et le « droit à un niveau de vie décent » qui englobe une alimentation, un habillement et un logement décents.


Toutefois « les droits de l'homme à l'eau » ne sont toujours pas pleinement reconnus bien qu'il existe des références claires au sein de plusieurs instances internationales comme : la Convention sur la suppression de toutes les formes de Discrimination Ethnique, la Convention sur la suppression de toutes les formes de Discrimination contre la Femme, la Convention sur les Droits de l'Enfant et la Convention sur les Droits des Personnes handicapées.

C'est la raison pour laquelle nous, co-fondateurs, nous présentons cette résolution afin que l'on reconnaisse les Droits de l'homme à l'eau et à l'assainissement alors que les maladies provoquées par le manque d'eau potable et d'assainissement provoquent plus de décès que n'importe quelle guerre.

Il meurt, chaque année, plus de 3 millions et demi de personnes à cause de maladies transmises par de l'eau contaminée.

La diarrhée est la seconde cause majeure de décès chez les enfants de moins de 5 ans. Le manque d'accès à l'eau potable tue plus d'enfants que le SIDA, la malaria et la variole réunis.

A l'échelle mondiale, approximativement une personne sur 8 n'a pas d'eau potable.

En une seule journée, les femmes investissent plus de 200 millions d'heures à chercher et transporter de l'eau pour leurs foyers !

Le manque d'assainissement est beaucoup plus grave encore puisqu'il affecte 2600 millions de personnes, ce qui équivaut à 40% de la population mondiale.

Selon le Rapport de l'Experte Indépendante sur l'assainissement, rapport qui a représenté un apport important dans cette résolution et qui contribuera plus encore à sa mise en œuvre :

« L'assainissement, plus encore que d'autres questions touchant les droits de l'homme, concerne la notion de la dignité humaine ; on doit comprendre la vulnérabilité et la honte que ressentent tant de personnes lorsque, chaque jour, elles se voient obligées de déféquer à l'air libre, dans un seau ou dans un sac plastique. C'est cette situation indigne qui est une honte. »

Dans le monde, la grande majorité de maladies sont causées par des matières fécales. On estime que l'assainissement pourrait réduire de plus d'un tiers les décès d'enfants causés par des diarrhées.

La moitié des lits des hôpitaux du monde est occupée en permanence par des patients qui souffrent de maladies associées au manque d'accès à l'eau potable et au manque d'assainissement.


Monsieur le Président,

Les droits de l'homme ne sont pas nés comme des concepts totalement finis, ils sont le fruit d'une construction réalisée par la réalité et l'expérience. Par exemple, les droits de l'homme à l'éducation et au travail qui figurent dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme se sont construits et affinés au cours du temps, par l'Accord International sur les Droits Économiques, Sociaux et Culturels ainsi que par d'autres outils internationaux comme la Déclaration sur les Droits des Peuples Indigènes. Il en sera de même avec les droits de l'homme à l'eau et à l'assainissement.

C'est pourquoi, dans le troisième paragraphe de cette résolution, nous saluons l'experte indépendante et l'encourageons à continuer de travailler dans toutes les aspects de son mandat. Nous l'encourageons également à exposer à l'Assemblée Générale les principales difficultés relatives à la réalisation des droits de l'homme à l'eau potable et à l'assainissement, ainsi que le résultat de celles-ci dans la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire.

Le Sommet Mondial sur les Objectifs de Développement du Millénaire aura lieu très prochainement et il est nécessaire de donner un signal très fort au monde pour que l'eau potable et l'assainissement soient un droit humain. Nous allons faire tout notre possible pour avancer dans la réalisation de cet objectif pour lequel il ne nous reste que 5 ans à peine.

D'où l'importance du second paragraphe de la résolution qui exhorte les États et les organisations internationales à fournir des ressources financières et à favoriser l'augmentation de la capacité et le transfert de technologie par l'assistance et la coopération internationales, en particulier aux pays en voie de développement, afin d'intensifier les efforts pour fournir à toute la population un accès économique à l'eau potable et à l'assainissement.

Toute résolution a un cœur. Et le cœur de cette résolution se trouve dans son premier paragraphe. Au cours de plusieurs consultations informelles, nous avons tenté de concilier les différentes préoccupations des États Membres, en négligeant les questions qui ne sont pas spécifiques à cette résolution et en recherchant toujours l'équilibre sans en perdre l'essence.

Le droit à l'eau potable et à l'assainissement est un droit de l'homme essentiel pour la pleine jouissance de la vie.

L'eau potable et l'assainissement ne sont pas seulement des éléments ou composants essentiels d'autres droits, comme «  le droit à un niveau de vie décent ». Le droit à l'eau potable et à l'assainissement sont des droits indépendants qui, comme tels, doivent être reconnus. Il ne suffit pas d'exhorter les États à remplir leurs devoirs vis-à-vis des droits de l'homme à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Il faut appeler les États à promouvoir et à protéger les droits de l'homme à l'eau potable et à l'assainissement.

 

Monsieur le Président,

Suivant le chemin transparent qui consiste à toujours chercher une vaste entente et sans perdre de vue l'objectif sur l'essence même de ce projet de résolution, au nom de co-fondateurs, nous voulons proposer un nouvel amendement oral au premier paragraphe de la partie résolutive pour remplacer le terme « déclarer » par l'expression « reconnaître ».


Monsieur le Président,

Avant de soumettre cette résolution, je veux faire comprendre à toutes les délégations que, -selon le rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé et de l'UNICEF de 2009 qui a pour titre « Diarrhée : Pourquoi les enfants continuent-ils à mourir et que peut-on faire?»-, chaque jour, dans les pays en voie de développement, 24.000 enfants meurent pour des causes qui peuvent être évitées telles que la diarrhée, produite par de l'eau contaminée. Cela signifie qu'un enfant meurt toutes les trois secondes.

Un, deux, trois...

Comme on dit chez nous « C'est maintenant ou jamais »


Merci beaucoup.

 


 

Par Sébastien - Publié dans : Actualité
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 08:42
Alors qu'en ce jour neigeux les députés voteront l'enterrement de La Poste comme service public (aussi appelée ouverture de capital), il n'est pas besoin dans ce billet de revenir sur les motivations pour s'y opposer (mais si besoin, lire ici: link).
Les premières manoeuvres de la Commission européenne, avalisées par les gouvernements français, pour aboutir à la privatisation du service postal commencent à dater, avec par exemple l'ouverture du marché à la distribution des envois de plus de 100 g en 2003.
Les équipes dirigeantes de La Poste ont bien intégré cette perspective en élargissant leurs produits, avec pour objectif final de faire débourser davantage à l'usager s'aventurant dans l'agence: gadgets vendus dans les files d'attente, proposition systématique des serices les plus onéreux (enveloppes prêt-à-poster, orientation vers Chronopost, déménagement avec le Pack ma nouvelle adresse, etc). Le tout pour une qualité de service dégradée, avec des salarié-e-s massivement remplacés par des écrans plasma publicitaires.

Et voici enfin le type de développement proposé aux nouveaux créateurs d'entreprises:

La Poste
A l'instar de la SNCF, La Poste semble se choisir pour clientèle privilégiée, car rentable, celle des entreprises. Non pas qu'elle ne doive pas leur rendre des services, mais l'accuentuation de la différence entre les traitements réservés à ces dernières ceux destinés aux simples usagers est devenue palpable.

Par Sébastien - Publié dans : Actualité
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 17:07
Amnesty International publie ce mardi 27 octobre un communiqué de presse édifiant. Le sujet: la situation faite aux Palestiniens par les autorités israëliennes en matière d'approvisionnement en eau. Son titre: "Israël et territoires palestiniens occupés. Israël ne laisse filtrer qu'un mince filet d'eau pour les Palestiniens."
Morceaux choisis:

"Quelque 450 000 colons utilisent autant, sinon plus, d'eau que l'ensemble de la population palestinienne estimée à 2,3 millions."
"Tandis que la consommation d'eau des Palestiniens s'élève à peine à 70 litres par personne et par jour, celle des Israëliens dépasse 300 litres par jour, soit quatre fois plus."

Pour la lecture du communiqué, voir ici: link
Par Sébastien - Publié dans : Actualité
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 17:37
La situation indienne, avec ses castes, sa démographie et sa misère étendue, est très complexe. Et c'est peut-être la raison pour laquelle, pour y résoudre des problèmes sanitaires et environnementaux, il faut compter avec un docteur en sociologie honoré en août dernier du Stockholm Water Price 2009.
Comme le rappelle les articles qui suivent, c'est en se préoccupant en premier lieu de la situation faite aux "Intouchables" que le Docteur Bindeshwar Pathak en est arrivé à développer un modèle de toilettes sèches publiques bon marché. Ce faisant, il s'est attaqué avec réussite à des questions sanitaires (réduction des épidémies, dont le choléra, diminution de la contamination des eaux, etc) et sociales (amélioration de la condition des castes "inférieures", facilitation de la vie quotidienne, suppression des odeurs, etc).
Pour les détails:

Article paru dans Le Moniteur du 25/08/2009 (en images): link
Article paru sur le site internet de la Rtbf le 22/08/2009: link
Communiqué du Stockholm International Water Institute (en anglais): link

En chiffres et pour mieux cerner les enjeux de l'Inde, et par extrapolation, de la majorité des pays et des humains, reprenons quelques données de ces articles retraçant le contexte indien:

- 700 millions d'habitants sans accès à des installations sanitaires
- 10 millions d'utilisateurs de ces toilettes en Inde
- 1 à 1,5 L d'eau par utilisation (au lieu de 10 L)
- Coût d'une installation: de 15 $ à 1000 $

On nous dit que ces dispositifs intéressent les Nations Unies. Il s'agit en effet d'un outil s'intégrant parfaitement dans les objectifs que s'est assigné le PNUD: PNUD: plaidoyer pour l'assainissement écologique.
Si ce prix a été décerné à Stockholm, ce n'est probablement pas un hasard. La Suède est effectivement l'un des deux pays européens (avec l'Allemagne) où la prise en considération des toilettes sèches comme outil de résolution des problèmes sanitaires, économiques et environnementaux liés à l'assainissement est la plus sérieuse: recherches du réseau Ecosan (link), existence d'un magasin dédié au compost et aux toilettes sèches (link), mise en oeuvre de nombreux projets concrets sans toilettes à eau (lotissements, obligation d'installation de toilettes à séparation pour les habitats neufs dans deux villes, etc).
Un chemin à emprunter!
Par Sébastien - Publié dans : Actualité
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 12:01
Peut-être ne le saurez-vous pas mais l'année 2008 a été déclarée par l'Assemblée générale des Nations Unies Année Internationale de l'Assainissement.
Le Secrétaire générale de l'ONU a souligné le lien entre l'accès à l'assainissement et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Le but est en effet d'améliorer la prise de conscience et d'accélérer la mise en oeuvre de dispositifs d'assainissement pour réduire de moitié, avant 2015, la proportion des 2,6 milliards de personnes sans accès à l'assainissement de base. Objectif ambitieux donc, mais objectif réalisable. Et le communiqué de l'ONU ne manque pas de le préciser:
"Le coût annuel estimé de 10 milliards de dollars pour réduire de moitié les personnes privées d'assainissement de base avant 2015 (...) est modeste et abordable. S'il est soutenu, le même investissement pourrait procurer un assainissement de base pour le monde entier en une ou deux décennies. Cette somme est inférieure à 1% des dépenses militaires mondiales en 2005, un tiers des dépenses mondiales estimées sur l'eau en bouteille ou environ autant que ce que les européens dépensent en glaces chaque année."
10 milliards par les temps qui courent, c'est une somme que l'on sait rapidemment trouver pour d'autres...
Par Sébastien - Publié dans : Actualité
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