Une installation d'assainissement qui évolue, comme le jardin, au cours de l'année; une vidéo en ligne aussi sur le site d'Aquatiris:
"Le livre de
Samuel Lanoë a l'immense mérite de rappeler des évidences que l'industrialisation de la gestion de l'eau nous avait fait oublier. La gestion de l'eau nous avait fait oublier. La
gestion de l'eau est l'affaire de tous, nous concerne tous. Toutes et tous pouvons, à notre échelle améliorer les choses. Pour peu que nous en ayons la volonté et que nous en
trouvions les moyens."
Marc Laimé dans sa préface au livre de Samuel Lanoë traduit bien l'apport de ce travail: une restitution très documentée au service d'une vision de l'assainissement et, plus généralement, des usages de l'eau dans une approche raisonnée et désindustrialisée.
En complément du dossier spécial de la revue S!lence (link) intitulé "Et merde", voici un conseil de lecture d'un livre de référence qui a été réédité dernièrement.
"Au temps de la libre pissette", "Quand soufflent les derniers « Zéphirs »", "La fin de l’art de chier". Ainsi s’intitulent, non pas des aventures inédites de San Antonio, mais quelques uns des chapitres du livre de Roger-Henri Guerrand, Les lieux. Un ouvrage certes issu d’un travail d’historien. Mais aussi le produit d’un amoureux de l’écrit et de la bonne formule. Dans sa préface à l’édition de 2009, Thierry Paquot résume : "Avec lui, les archives palpitent, s’emportent ou se plaignent, rient à pages déployées ou bien se font sombres et graves, bref, elles sont incarnées.".
Et c’est avec cette patte que l’auteur nous livre une Histoire des commodités. Une histoire et non
pas l’Histoire des toilettes car l’ouvrage situe son champ d’étude en France, et
même essentiellement à Paris.
Un choix pertinent : le Paris –dont on revit le cloaque qu’il a pu être avec le tout-à-le-rue du Moyen-Age- aura probablement été le laboratoire du tout-à-l’égoût citadin, notamment sous l’impulsion du préfet Poubelle qui, en 1877, rend obligatoire l’usage de la chasse d’eau[1].
On peut ne pas suivre l’analyse de Roger-Henri Guerrand qui aborde cette décision sous le titre "Une loi liberticide", quand effectivement la densité de population urbaine fait se confronter liberté individuelle et préservation du bien commun. Des questions terriblement d’actualité pour qui connaît le domaine de l’assainissement non-collectif.
L’assainissement écologique invite à se positionner à la confluence de ces deux préoccupations, afin de se prémunir du fait que, comme il est écrit en quatrième de couverture, quand "hygiénistes, urbanistes et architectes s’occupent sérieusement des « commodités », la répression corporelle et par conséquent sexuelle s’en trouve renforcée."
En s’attaquant à "l’ordre sexuel bourgeois", aux "ennemis de la libre pissette et de la franche pétarade", en restituant ce travail historique agrémenté d’anthropologie, Roger-Henri Guerrand nous donne des outils pour déconstruire le tabou des excréments.
Traduction de l'intervention du Représentant permanent de l'Etat plurinational de Bolivie à l'Assemblée général des Nations Unies. New York, 28 juillet 2010. Résolution adoptée.
Monsieur le Président,
Permettez-moi, pour commencer la présentation de cette Résolution, de rappeler que « nous, les êtres humains, nous sommes essentiellement constitués d'eau ». Environ deux tiers de notre organisme est composé d'eau. 75% de notre cerveau est constitué d'eau, et l'eau est le principal vecteur des transmissions électro-chimiques de notre organisme.
Notre sang circule tel un réseau de rivières dans notre corps. L'eau dans le sang aide à transporter des nutriments et de l'énergie nécessaire à notre organisme. L'eau intervient aussi dans l'expulsion des déchets de nos cellules. L'eau aide à réguler la température de notre corps.
La perte de 20% d'eau dans le corps peut causer la mort. Il est possible de survivre plusieurs semaines sans nourriture mais il est impossible de survivre plus de quelques jours sans eau. « L'eau, c'est la vie ».
C'est pourquoi aujourd'hui, nous soumettons à cette séance plénière de l'Assemblée Générale cette résolution historique des États co-fondateurs de :
L'Angola, Antigua y Barbuda, l'Arabie saoudite, l'Azerbaïdjan, Bahreïn, le Bangladesh, le Bénin, l'Erythrée, l'Etat Plurinational de Bolivie, le Burundi, le Congo, Cuba, la Dominique, l'Équateur, le Salvador, Fiji, la Géorgie, la Guinée, Haïti, les Îles Salomon, Madagascar, les Maldives, l'ile Maurice, le Nicaragua, le Nigéria, le Paraguay, la République Centre-africaine, la République Dominicaine, Samoa, Saint- Vincent et Grenade, Sainte Lucie, la Serbie, les Seychelles, le Sri Lanka, Tuvalu, l'Uruguay, le Vanuatu, la République Bolivarienne du Venezuela et le Yémen.
Le droit à la santé a été reconnu en 1946, par l'Organisation Mondiale de la Santé. En 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a promulgué entre autres le « droit à la vie », le « droit à l'éducation » et le « droit au travail ». En 1966, un pas de plus a été franchi avec l'Accord International de Droits Économiques, Sociaux et Culturels reconnaissant, parmi d'autres, le « droit à la sécurité sociale », et le « droit à un niveau de vie décent » qui englobe une alimentation, un habillement et un logement décents.
Toutefois « les droits de l'homme à l'eau » ne sont toujours pas pleinement reconnus bien qu'il existe des références claires au sein de plusieurs instances internationales comme : la Convention sur la suppression de toutes les formes de Discrimination Ethnique, la Convention sur la suppression de toutes les formes de Discrimination contre la Femme, la Convention sur les Droits de l'Enfant et la Convention sur les Droits des Personnes handicapées.
C'est la raison pour laquelle nous, co-fondateurs, nous présentons cette résolution afin que l'on reconnaisse les Droits de l'homme à l'eau et à l'assainissement alors que les maladies provoquées par le manque d'eau potable et d'assainissement provoquent plus de décès que n'importe quelle guerre.
Il meurt, chaque année, plus de 3 millions et demi de personnes à cause de maladies transmises par de l'eau contaminée.
La diarrhée est la seconde cause majeure de décès chez les enfants de moins de 5 ans. Le manque d'accès à l'eau potable tue plus d'enfants que le SIDA, la malaria et la variole réunis.
A l'échelle mondiale, approximativement une personne sur 8 n'a pas d'eau potable.
En une seule journée, les femmes investissent plus de 200 millions d'heures à chercher et transporter de l'eau pour leurs foyers !
Le manque d'assainissement est beaucoup plus grave encore puisqu'il affecte 2600 millions de personnes, ce qui équivaut à 40% de la population mondiale.
Selon le Rapport de l'Experte Indépendante sur l'assainissement, rapport qui a représenté un apport important dans cette résolution et qui contribuera plus encore à sa mise en œuvre :
« L'assainissement, plus encore que d'autres questions touchant les droits de l'homme, concerne la notion de la dignité humaine ; on doit comprendre la vulnérabilité et la honte que ressentent tant de personnes lorsque, chaque jour, elles se voient obligées de déféquer à l'air libre, dans un seau ou dans un sac plastique. C'est cette situation indigne qui est une honte. »
Dans le monde, la grande majorité de maladies sont causées par des matières fécales. On estime que l'assainissement pourrait réduire de plus d'un tiers les décès d'enfants causés par des diarrhées.
La moitié des lits des hôpitaux du monde est occupée en permanence par des patients qui souffrent de maladies associées au manque d'accès à l'eau potable et au manque d'assainissement.
Monsieur le Président,
Les droits de l'homme ne sont pas nés comme des concepts totalement finis, ils sont le fruit d'une construction réalisée par la réalité et l'expérience. Par exemple, les droits de l'homme à l'éducation et au travail qui figurent dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme se sont construits et affinés au cours du temps, par l'Accord International sur les Droits Économiques, Sociaux et Culturels ainsi que par d'autres outils internationaux comme la Déclaration sur les Droits des Peuples Indigènes. Il en sera de même avec les droits de l'homme à l'eau et à l'assainissement.
C'est pourquoi, dans le troisième paragraphe de cette résolution, nous saluons l'experte indépendante et l'encourageons à continuer de travailler dans toutes les aspects de son mandat. Nous l'encourageons également à exposer à l'Assemblée Générale les principales difficultés relatives à la réalisation des droits de l'homme à l'eau potable et à l'assainissement, ainsi que le résultat de celles-ci dans la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire.
Le Sommet Mondial sur les Objectifs de Développement du Millénaire aura lieu très prochainement et il est nécessaire de donner un signal très fort au monde pour que l'eau potable et l'assainissement soient un droit humain. Nous allons faire tout notre possible pour avancer dans la réalisation de cet objectif pour lequel il ne nous reste que 5 ans à peine.
D'où l'importance du second paragraphe de la résolution qui exhorte les États et les organisations internationales à fournir des ressources financières et à favoriser l'augmentation de la capacité et le transfert de technologie par l'assistance et la coopération internationales, en particulier aux pays en voie de développement, afin d'intensifier les efforts pour fournir à toute la population un accès économique à l'eau potable et à l'assainissement.
Toute résolution a un cœur. Et le cœur de cette résolution se trouve dans son premier paragraphe. Au cours de plusieurs consultations informelles, nous avons tenté de concilier les différentes préoccupations des États Membres, en négligeant les questions qui ne sont pas spécifiques à cette résolution et en recherchant toujours l'équilibre sans en perdre l'essence.
Le droit à l'eau potable et à l'assainissement est un droit de l'homme essentiel pour la pleine jouissance de la vie.
L'eau potable et l'assainissement ne sont pas seulement des éléments ou composants essentiels d'autres droits, comme « le droit à un niveau de vie décent ». Le droit à l'eau potable et à l'assainissement sont des droits indépendants qui, comme tels, doivent être reconnus. Il ne suffit pas d'exhorter les États à remplir leurs devoirs vis-à-vis des droits de l'homme à l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. Il faut appeler les États à promouvoir et à protéger les droits de l'homme à l'eau potable et à l'assainissement.
Monsieur le Président,
Suivant le chemin transparent qui consiste à toujours chercher une vaste entente et sans perdre de vue l'objectif sur l'essence même de ce projet de résolution, au nom de co-fondateurs, nous voulons proposer un nouvel amendement oral au premier paragraphe de la partie résolutive pour remplacer le terme « déclarer » par l'expression « reconnaître ».
Monsieur le Président,
Avant de soumettre cette résolution, je veux faire comprendre à toutes les délégations que, -selon le rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé et de l'UNICEF de 2009 qui a pour titre « Diarrhée : Pourquoi les enfants continuent-ils à mourir et que peut-on faire?»-, chaque jour, dans les pays en voie de développement, 24.000 enfants meurent pour des causes qui peuvent être évitées telles que la diarrhée, produite par de l'eau contaminée. Cela signifie qu'un enfant meurt toutes les trois secondes.
Un, deux, trois...
Comme on dit chez nous « C'est maintenant ou jamais »
Merci beaucoup.
Epigétal
Membre du réseau Aquatiris
Antenne Centre Val de Loir-e de l'Atelier Reeb
Sébastien Beaudeux
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Mercredi 25 & Jeudi 26 Janvier 2012 à Rennes
Venez nous rendre visite au Carrefour de l'eau au stand Aquatiris