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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /2009 17:07
Amnesty International publie ce mardi 27 octobre un communiqué de presse édifiant. Le sujet: la situation faite aux Palestiniens par les autorités israëliennes en matière d'approvisionnement en eau. Son titre: "Israël et territoires palestiniens occupés. Israël ne laisse filtrer qu'un mince filet d'eau pour les Palestiniens."
Morceaux choisis:

"Quelque 450 000 colons utilisent autant, sinon plus, d'eau que l'ensemble de la population palestinienne estimée à 2,3 millions."
"Tandis que la consommation d'eau des Palestiniens s'élève à peine à 70 litres par personne et par jour, celle des Israëliens dépasse 300 litres par jour, soit quatre fois plus."

Pour la lecture du communiqué, voir ici: link
Par Sébastien - Publié dans : Choses et autres
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 10:41
Pour mémoire

Historiquement, en France, la filière épuratoire dite de Filtres Plantés de Macrophytes - ou phytoépuration - a été développée par les travaux importants d'un organisme public de recherche, le Cemagref, eux-mêmes largement inspirés de la prescience et des réalisations du Dr Kate Seidel, dont celles de Saint-Bohaire (lire Saint-Bohaire, une phytoépuration pionnière).
Le relai aura ensuite été pris par des bureaux d'études (Sint, Atelier Reeb,...) pour améliorer et implanter ce procédé rustique sur le territoire.
Filière technique sujette à une multitude de variations dans ses détails, le brevetage, s'il a parfois été pratiqué à dessein commercial, ne s'en est révélé que plus superflu. Il n'est pas peu important de dire que cette ouverture à tous aura profité au plus grand nombre, tant il est vrai que chacun bénéficie dorénavant des apports et trouvailles astucieuses de tel ou tel autre.

Quid de la phytoépuration dans le nouvel arrêté?

Après la 6ème édition des Assises de l'Assainissement Non Collectif  (ANC) à Evreux, les arrêtés encadrant la profession ont été publiés au Journal Officiel (link), et il sera exclusivement fait mention ici à celui fixant les prescriptions techniques applicables aux installations d'assainissement non-collectif recevant une charge brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5.
En préambule, on peut d'ores et déjà se satisfaire des modifications notables apportées au sort de la phytoépuration. Souvenons-nous en effet de cette phrase qui nous compliquait sérieusement la tâche.
Article 3, alinéa 5 (link): "Les installations mettant à l'air libre ou conduisant au ruissellement en surface de la parcelle des eaux usées brutes, prétraitées ou traitées, sont interdites".
C'était il y a un an, la version présentée aux Assises de l'ANC 2008, puis diffusée à la Commission européenne.
Dans ce nouvel arrêté, dorénavant en application donc, on n'extraira pour les besoins de cet article que deux points, ceux explicitement ou implicitement relatifs à la phytoépuration:
  • Art. 2, alinéa 5: "Les installations mettant à l'air libre ou conduisant au ruissellement en surface de la parcelle des eaux usées brutes ou prétraitées doivent être conçues de façon à éviter tout contact accidentel avec ces eaux et doivent être implantées à distance des habitations de façon à éviter toute nuisance".
Au regard de la copie rendue en 2008, on ne peut considérer sur ce point le millésime que bien meilleur, nettement moins bouchonné. C'est incontestablement, toilettes sèches mises à part (art. 17), le point positif du texte.

  • En général, quand une phrase se termine à la manière de la précédente, c'est pour embrayer sur plus douloureux. Alors en route! Et la route est longue. A l'heure actuelle, cette voie est amenée à être empruntée par deux usagers: la phytoépuration et les microstations (dans leur acception la plus large de cuves enturbinées). Mais quand ces derniers sont invités à rouler sur un boulevard, le chemin des premiers relève davantage du sinueux raidillon montagnard...
La procédure de validation des procédés autres que ceux décrits dans l'arrêté est clairement énoncée dans ses annexes 2 & 3. Deux annexes et l'emploi du pluriel apparaît nécessaire à l'évocation de la méthode:

- La première procédure concerne les dispositifs marqués CE. Après un intense lobbying, à Bruxelles, sur les bancs du Sénat (lire Spanc Info n°8, mars 2009, ou link), et partout, les fabricants de microstations auront donc obtenus que leur soit réservé un sort enviable: une "Procédure d'évaluation simplifiée" (annexe 3), simple dossier papier à déposer pour signature.
Et ce alors même que les travaux menés par Véolia sur la plateforme du CSTB indiquent clairement des faiblesses et des insuffisances (des inappropriations?) de la plupart de ces procédés après trois années d'essais (prochainement consultable ici: link).

- La seconde s'applique aux autres procédés, c'est-à-dire, en l'état, uniquement à la phytoépuration (considérée au sens large, étant bien entendu que de grandes différences de configurations techniques  -voire de divergences de vue- existent parmi ses promoteurs). Le protocole est consultable à l'annexe 2 de l'arrêté.
Sans s'apesantir sur les aspects techniques des essais auxquels seront soumis les filières, notons en la durée. Dans la configuration la plus optimiste, ce sinueux raidillon pourrait être franchi en un peu plus d'une année. La montagne, ça nous gagne...

Objections

Le débat sur les microstations n'est pas l'objet de ce billet. On évitera donc soigneusement de s'y attarder
, non sans noter que la différence de traitement a quelque chose de choquant.

Considérons d'ailleurs ce traitement et objectons lui les griefs que, à mon humble avis, il mérite et en particulier du fait des conséquences qu'implique la méthodologie retenue:


- Son coût, venons-y directement. Annoncé entre 50000 € et 60000 €, ce passage sur plateforme est financièrement très lourd. Car il s'agit bien ici de faire valider une filière, et non un produit manufacturé sur laquelle la marge se fait plus substantielle...Ce montant engendrera une sélection stricte des acteurs de la phytoépuration, selon leur capacités financières, probablement dommageable à la filière.


- Sa durée peut s'avérer pénalisante pour son pétitionnaire qui, pour exister et financer ces essais, se doit de travailler parallèlement. Sans cette dernière condition, la lourdeur du protocole pourrait ironiquement engendrer sa propre rupture en cours, faute de finances et d'acteurs pour le solliciter. On peut en appeler sur ce point à la souplesse de spancs en l'attente du si prisé agrément...


- Sa rigidité, dans la conception technique des ouvrages. Seules seront de fait agréées les filières ayant pu, telles que réalisées alors, passer avec succès les nombreux essais. On risque donc là de freiner considérablement, et à contre-courant de la manière dont s'est développée la technique en France, l'innovation technique et les bienfaits qu'on peut en attendre (diminution des coûts, amélioration du fonctionnement, amélioration de l'écobilan,...)


- Sa méthode en elle-même, car c'est bien là le point qui agglomère les trois précédents. Des installations de phytoépuration en ANC, on peut, sans prise de risque aucune, affirmer qu'il en existe quelques centaines sur le territoire, toilettes sèches ou pas, déclarées ou non, avis favorables ou défavorables. Des installations pilotes potentielles, il n'en manque donc pas avec, pour les moins récentes, un recul de plusieurs années certainement intéressant et exploitable techniquement et scientifiquement. Avec, pour toutes, des données valables et réalistes puisque en situations réelles.

Sûr que la procédure, quoique pas nécessairement moins longue, en aurait été moins onéreuse et tout autant valable. Rappelons à ce sujet que des acteurs de la phytoépuration ont su s'organiser et anticiper ce besoin de résultats fiables (voir les travaux de l'association Eau vivante: link, et surtout ceux d'Aquatiris: link). Dans l'esprit de beaucoup, l'enjeu était désormais moins de prouver des performances épuratoires que de valider des mesures de protection sanitaire satisfaisante eu égard à la présence d'eaux usées en surface.

On pourrait parallèlement imaginer un suivi particulier des modifications apportées aux filtres, ouvrant ainsi la voie à une dynamique d'amélioration permanente selon les critères définis plus avant.

 

 

Si la phytoépuration se trouve en bien meilleure configuration qu'elle n'avait pu l'être en 2008, elle ne s'en trouve donc pas moins placée en régime d'exception, et un régime plutôt lourd et enkylosant.




Par Sébastien - Publié dans : Réglementation
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 17:37
La situation indienne, avec ses castes, sa démographie et sa misère étendue, est très complexe. Et c'est peut-être la raison pour laquelle, pour y résoudre des problèmes sanitaires et environnementaux, il faut compter avec un docteur en sociologie honoré en août dernier du Stockholm Water Price 2009.
Comme le rappelle les articles qui suivent, c'est en se préoccupant en premier lieu de la situation faite aux "Intouchables" que le Docteur Bindeshwar Pathak en est arrivé à développer un modèle de toilettes sèches publiques bon marché. Ce faisant, il s'est attaqué avec réussite à des questions sanitaires (réduction des épidémies, dont le choléra, diminution de la contamination des eaux, etc) et sociales (amélioration de la condition des castes "inférieures", facilitation de la vie quotidienne, suppression des odeurs, etc).
Pour les détails:

Article paru dans Le Moniteur du 25/08/2009 (en images): link
Article paru sur le site internet de la Rtbf le 22/08/2009: link
Communiqué du Stockholm International Water Institute (en anglais): link

En chiffres et pour mieux cerner les enjeux de l'Inde, et par extrapolation, de la majorité des pays et des humains, reprenons quelques données de ces articles retraçant le contexte indien:

- 700 millions d'habitants sans accès à des installations sanitaires
- 10 millions d'utilisateurs de ces toilettes en Inde
- 1 à 1,5 L d'eau par utilisation (au lieu de 10 L)
- Coût d'une installation: de 15 $ à 1000 $

On nous dit que ces dispositifs intéressent les Nations Unies. Il s'agit en effet d'un outil s'intégrant parfaitement dans les objectifs que s'est assigné le PNUD: PNUD: plaidoyer pour l'assainissement écologique.
Si ce prix a été décerné à Stockholm, ce n'est probablement pas un hasard. La Suède est effectivement l'un des deux pays européens (avec l'Allemagne) où la prise en considération des toilettes sèches comme outil de résolution des problèmes sanitaires, économiques et environnementaux liés à l'assainissement est la plus sérieuse: recherches du réseau Ecosan (link), existence d'un magasin dédié au compost et aux toilettes sèches (link), mise en oeuvre de nombreux projets concrets sans toilettes à eau (lotissements, obligation d'installation de toilettes à séparation pour les habitats neufs dans deux villes, etc).
Un chemin à emprunter!
Par Sébastien - Publié dans : Choses et autres
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /2009 18:43
Il serait superflu voire malhonnête de s'atteler à l'écriture d'un article, quand le contenu figure tout entier dans un autre article en ligne.
Ce texte relate les travaux du Pr. Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, dont les circonstances expérimentales l'amènent à remettre radicalement dans le champ scientifique la théorie de la Mémoire de l'eau.
Pas de plagiat donc, mais simplement un conseil de lecture, et de visionnage: link.
Par Sébastien - Publié dans : Coin lecture
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /2009 10:16
Un article court dont l'objectif est essentiellement de fournir un lien très intéressant: link.
Les adjuvants sont ainsi écartés et les finances assainies. On ne se prive pas non plus du côté ludique de jouer au petit chimiste.

Il s'agit donc d'un petit guide remarquablement illustré et simple qui vous aidera à fabriquer vos produits d'entretien pour la maison.  Vinaigre blanc, bicarbonate et huiles essentielles sont réhabilitées!
Reste que, d'un point de vue chimique, il est parfois difficile de comprendre comment un mélange de vinaigre (acide) et de bicarbonate (basique) ne viendraient pas à se neutraliser...Mais l'efficacité est pourtant bien au rendez-vous.

A mettre entre toutes les mains!
Par Sébastien - Publié dans : Matériel & Méthode
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